mercredi 1 octobre 2008

Violences inadmissibles à Marseille

VOUS DEVEZ LE SAVOIR

Samedi dernier, le 27/09 dans la soirée, un local du Modem centralisant tous les dépouillements du département des BDR , rue Curiol à Marseille, a été le théâtre, de violences délibérées impensables dans de un tel lieu et dans de telles circonstances, sous forme de coups portés par FX De Peretti co-président, sur un militant connu de tous aux idées parfois contestables ( selon moi) - là n'est pas le sujet - mais tout à fait pacifique, celui ci n'a pas réagit.

C'est une agression délibérée comme le rapportent les nombreux témoins de la scène . L'entourage proche de l'agresseur à laisser faire, voire encouragé ces agissements qui disqualifient leur auteur à diriger notre Mouvement Démocrate . Ces actes ont laissé dans la torpeur et l'écoeurement de nombreux adhérents et militants présents . Ils portent gravement atteinte à notre réputation et à notre image, en foulant aux pieds nos valeurs et notre éthique .

Qui ne dit mots consent ; ceux qui se taisent, auront eux aussi une lourde responsabilité en tant que citoyen averti, et à fortiori comme militant ou responsable politique Démocrate

6 commentaires:

Werner a dit…

Plus grave, cette personne semble être le présent actuel du Comité de Conciliation et Contrôle. Il doit se sentir à l'abri de ce fait. Cela me fait penser à un autre incident survenu lors de la séance du Conseil National du 8 Mai, incident provoque pour un Conseiller National Marseillais et laissé sans suites... inadmissible.
Que dire, que faire ?
Je viens de publier deux propositions pour un mouvement véritablement démocratique. Les avis sont les bienvenus.
Cordialement,

Werner a dit…

Pardon, au lieu de "présent", il faut lire

...semble être le président actuel...

Fournat Robert a dit…

Je suis la victime et je confirme que j'étais présent au siège du Mouvement Démocrate Départemental (rue Curiol à Marseille) pour assister au dépouillement des élections internes...J'ai été agressé par le futur président de ce Mouvement avec des coups au visage,alors que je ne l'avais pas provoqué et je n'ai pas répondu à cette agression. La veille un autre adhérent avait été molesté par le même individu...et rien n'a été fait pour nous protéger le lendemain de cet individu alors que certains savaient (il s'agit là de complicités), et nous avons été exclus du lieu de dépouillement par un homme de main de l'agresseur...Je peux affirmer aujourd'hui que le Mouvement Démocrate Départemental des Bouches du Rhône ne sera pas dirigé par un Démocrate.
Des mains courantes ont été déposées dans les commissariats de nos villes respectives.
J'avais depuis longtemps pris la décision d'être mis en congé du MODEM13 , cet évènement a précipité ma décision, je souhaite que cette affaire soit réglée en interne au plus haut du Mouvement National.
R.F.

BGR a dit…

Cette situation, effectivement inadmissible si elle est avérée, relève notamment de l'article 13 des Statuts du Mouvement Démocrate.

Le Comite de contôle et de conciliation peut être saisi directement par 20 adhérents du Mouvement Démocrate, à jour de cotisation.

Lorsque la question inscrite à l’ordre du jour du Comité concerne l’un de ses membres, celui-ci ne
participe pas à la délibération.

Tietie007 a dit…

C'était juste après l'apéro ? Sacré F.X, après le levage de coude, la soupe de phalange !

kalvin a dit…

L'ESSENTIEL EST-IL ENCORE D'ETRE DE GAUCHE ?

Pourquoi des élus, militants et responsables, du Mouvement Démocrate prennent-ils la parole à la veille du congrès du Parti Socialiste ? Naturellement, il ne s'agit pas de commenter un débat interne qui appartient aux militants socialistes et encore moins de s’y inviter. Simplement, au cœur de la crise financière et économique, et à la veille de la crise sociale la plus importante qu’aient à affronter la France et l’Europe depuis la seconde guerre mondiale, nous souhaitons nous exprimer sur les enjeux fondamentaux et essentiels de notre société.

La politique n’est pas affaire de postures.

Pour nous, il ne suffit pas de se dire de gauche pour être en capacité de bâtir une alternative crédible à la politique de Nicolas Sarkozy.

Pour nous, il ne suffit pas de se déclarer de gauche pour être crédible dans la refondation d'un projet politique généreux, juste et humaniste.

Pour nous, il ne suffit plus de se placer à gauche pour porter les aspirations populaires et citoyennes des Français et des Européens.

La politique n’est pas une affaire de postures. Opposer une critique fondée et argumentée à la politique de Nicolas Sarkozy, produire des idées nouvelles et refonder un projet politique, là se situe l'essentiel. Là est l’enjeu du combat des Démocrates français.

Pour ces raisons, la défaite interne de Bertrand Delanoë ne nous a pas surpris. Après avoir dit « Niet » à toute alliance avec les Démocrates de Paris, par un secret mélange de sectarisme, d’opportunisme et de cynisme, Monsieur Delanoë, drapé dans son refus de discuter avec le Mouvement Démocrate et François Bayrou, en a fait l’un de ses principaux arguments de campagne. Mais, il arrive, Monsieur Delanoë, que les militants aient un temps d'avance sur leurs dirigeants.

Les Démocrates ne laisseront pas le monopole d’une nouvelle offre politique au Parti Socialiste.

Tout au long de la campagne présidentielle, nous n’avons cessé d’exprimer nos désaccords profonds avec le projet porté par Nicolas Sarkozy. François Bayrou, le premier, a dénoncé sa fascination pour le modèle américain. Avoir voulu s’en inspirer pour la France et faire de ce terrible mot d’ordre "réhabiliter l'argent", l’emblème d’une nouvelle éthique politique, à quelques mois de l'effondrement du capitalisme financier, restera, à jamais, inscrit comme l'erreur fondamentale et l’empreinte originelle du Sarkozysme.

En célébrant à l'excès la réussite matérielle et individuelle, le Président de la République a oublié ou a feint d'ignorer les injustices profondes qui minent notre société ! Fascination et proximité vis-à-vis des puissants ont eu pour conséquence un grave aveuglement en matière économique et sociale.

Le vote du paquet fiscal d'un montant de 15 milliards d'euros par an, durant l'été 2007, coute cher au pays, se révèle totalement inefficace et profite seulement aux plus riches. La seule loi dite «en faveur Travail, de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat » aboutit à une aberration économique absolue. Le nombre d'heures supplémentaires a augmenté de 5,5% pour un coût de 7 milliards d'euros. Il y a urgence à revenir sur le vote du paquet fiscal et à rendre des marges de manœuvre financières au Gouvernement, du pouvoir d'achat aux Français et à relancer l'investissement et la consommation.

Clairement, les Démocrates ne laisseront pas le monopole de la critique du Sarkozysme et la formulation d’une nouvelle offre politique au Parti Socialiste. 30 milliards d'euros par an, couvrent le cout de trois mesures à nos yeux prioritaires : la construction de 300.000 logements sociaux, l'augmentation de 2% du pouvoir d'achat des retraités modestes et des salariés payés entre 1 et 1,3 SMIC, la hausse de 5% des dotations aux collectivités locales, lesquelles financent et réalisent 73% des investissements publics.

Nous devons repenser la mondialisation, en Démocrates.

Simultanément à l'élaboration d'une critique argumentée et fondée, une autre urgence s’impose : la production d'idées nouvelles et la refondation d'un modèle de société plus généreuse et plus humaine. Pourquoi le monde serait-il pour autant condamné à voir s’accroître des inégalités de plus en plus choquantes assumées au nom d’une prétendue nécessité naturelle et qui font de l’égalité un principe formel face à la concentration du capital, de la richesse et du pouvoir aux mains de quelques privilégiés ?

Pour nous, Démocrates français, l’interdépendance planétaire est en mesure de favoriser l'émergence d'une logique nouvelle. Les progrés sociaux, la santé, l’éducation, la lutte contre la pauvreté, la lutte contre l’accaparement des ressources naturelles et culturelles de la planète, la prévention contre les conséquences sanitaires et économiques désastreuses du réchauffement climatique sont des objectifs en passe de devoir être partagés, par tous les régimes démocratiques sur tous les continents.

La France et l'Europe peuvent être les locomotives de cette mondialisation généreuse et humaine contre une barbarie nouvelle pour laquelle la valeur de l’argent est supérieure à celle de la vie et où le profit prime sur l’homme et son environnement. Des OGN à la crise alimentaire, de l’effet de serre au manque de médicaments indispensables, de la disparition des espèces à la mort des agricultures vivrières les défis sont mondiaux et la combat est planétaire. C’est à l’échelle de se combat qu’un grand projet démocrate doit écrire ses ambitions.

Après celui des droits de l'Homme, c'est un nouveau message universel que la France doit contribuer à penser et à porter. Nombreux sont les domaines où la pensée politique doit être refondée : démocratie, indépendance de l’information, distribution de la richesse des nations, droit des minorités, justice, institutions, projet européen…

Les Démocrates, en France, sont déterminés à être à la pointe d’un nouveau projet de société plus humain, plus fraternel, plus audacieux, ouvert aux idées et à la diversité, bref, plus généreux. Pour nous, il importe, sans tarder, de lancer une « nouvelle école démocrate ».

Socialistes, encore un effort !

Reste la question politique. Les Démocrates sont crédibles parce qu'ils ont à leur tête un leader reconnu par l'opinion publique en la personne de François Bayrou. Ce leadership résulte d'une légitimité populaire et électorale, d'une volonté réaffirmée de réconciliation nationale et européenne qui donne son sens au projet démocrate.

Il a fallu de la force et du courage pour dire, à la veille du second tour de l'élection présidentielle, "Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy". Cette phrase, mal comprise par certains en 2007, est la première pierre de l'alternative à la politique actuelle. Aussi, les Démocrates, avec François Bayrou, entendent bien jouer les premiers rôles dans la construction d'une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.

Nous voulons conclure en évoquant la pensée politique d'un autre François, François Mitterrand. Cela peut paraître curieux que des Démocrates en appellent à la mémoire de François Mitterrand.

Mais la vraie leçon de François Mitterrand se résume t-elle à un jeu d’alliances ? Nous ne le pensons pas. Si François Mitterrand a eu du génie, c’est en imposant à la vieille SFIO l'idée que l'essentiel consistait, sous la Ve République, à conquérir l'Elysée pour proposer aux Français et conduire un nouveau projet politique. Ensuite sont venues les alliances. Car, l’alternance au plus haut sommet de l’Etat n'est possible que dans le cadre d'un rassemblement sans exclusive, une fois posé un projet de société : c'est la contribution que, nous, Démocrates, portons au débat.

Socialistes, encore un effort !


Olivier HENNO Eric AZIERE François-Xavier de PERETTI
Maire de St André Conseiller Régional Conseiller Municipal d'Aix
Président MODEM 59 MODEM Ile de France en Provence
Président MODEM 13