dimanche 22 mai 2011

Nouvelles du Japon, Fukushima : Confinement médiatique rétabli !

Luttons contre la "conspiration" du silence des médias officiels,
c'est notre devoir.
AIEA : Des experts à la centrale de Fukushima du 24 mai au 2 juin

Fukushima : Confinement médiatique rétabli !

Deux mois se sont écoulés depuis le début de la catastrophe et nous n’en voyons pas la fin. Au contraire, tout porte à croire que la contamination va continuer de longs mois et que TEPCO n’est pas en mesure de maîtriser les rejets radioactifs dans l’environnement. Pendant ce temps le gouvernement nipon est aux abonnés absents. Mais il va tenter de rassurer au G8 ...

LETTRE OUVERTE AUX JOURNALISTES PROFESSIONNELS.
Messieurs les journalistes REVEILLEZ-VOUS ! Vous êtes pire que des lâches, vous êtes de sinistres imbéciles !

La propagande n'arrete pas les bequerels et vous en aurez votre dose, vous et vos enfants et vos petits enfants.
Qu'imaginez vous ? Alors bougez-vous, bon sang, et justifiez ce titre dont vous êtes si fiers.


Dans les jours qui viennent ...

Il aura du mal ! Le Japon est engagé aussi dans une spirale d'effondrement économique, probablement.
L'archipel est dans le collimateur des agences de notation financière, inquiètes de voir la catastrophe du 11 mars aggraver la dette publique japonaise déjà colossale, qui représente 200% du PIB, soit la plus forte parmi les pays développés.


AFP— Le Premier ministre japonais Naoto Kan va tenter de convaincre ses partenaires du G8 lors d'un sommet cette semaine en France
que le Japon est en passe de gagner la bataille contre la plus grave catastrophe nucléaire depuis 25 ans.

Des experts à la centrale de Fukushima du 24 mai au 2 juin pour une mission d'inspection internationale.



Patrice ALBERT

mercredi 18 mai 2011

DSK le vrai scandale

Nous avons probablement échappé à une présidence de notre pays préjudiciable et périlleuse ... sa candidature pour 2012 est définitivement compromise.

               

Mais comment le PS a pu nous proposer un tel personnage, comme candidat à la plus haute fonction dans notre pays ?

Pour moi , c'est ça le vrai scandale. Celui qui sera le plus dure de se remettre pour le PS !

Rappelons nous tout d'abord et avant tout ses choix politiques ultra-libéraux désastreux qui se sont exprimés
aussi bien comme directeur du FMI que comme responsable gouvernemental en charge de la politique économique avec Jospin.

Indépendamment des résultats de l’enquête en cours dont il fait l'objet, pour agression sexuelle sur une employée de l'hôtel Sofitel,
créant au passage une nouvelle polémique sur le personnage sulfureux que serait DSK.

Retour sur les polémiques dont il était sorti indemne.


Premier scandale : la Mnef...
En 1997, DSK est nommé ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie par Jospin, fraîchement nommé Premier ministre. C'est deux ans plus tard, en 1999, que Dominique Strauss-Kahn va connaître ses premiers déboires d'homme politique et va être obligé de démissionner de son rôle de ministre. L'homme de gauche doit se défendre des accusations lancées contre lui dans l'affaire de la Mnef. En 1997, il est en effet rémunéré 600'000 francs français par la mutuelle étudiante pour son rôle d'avocat d'affaires dans une négociation avec la Compagnie générale des eaux (CGE). DSK est alors accusé d'avoir produit des justificatifs antidatés. Ce dernier reconnaît une «erreur» de date dans les documents fournis à la justice. Il sera finalement relaxé en 2001 des accusations de faux et usage de faux.
... et Elf
Le nom de DSK apparait aussi dans l'affaire Elf. Il est mis en examen en janvier 2000. Dominique Strauss-Kahn est alors soupçonné d'avoir fait prendre en charge une partie des rémunérations de sa secrétaire, employée par le Cercle de l'industrie que DSK a cofondé, par une filiale d'Elf, sans contrepartie réelle pour le groupe pétrolier français. En octobre 2001, DSK obtient finalement un non-lieu dans cette affaire.
L'affaire de la cassette
Le 21 septembre 2000, le journal «Le Monde» publie un document dans lequel un promoteur immobilier met en cause Jacques Chirac dans le système de passation des marchés publics de la Ville de Paris. Le 24, l'ex-ministre de l'Economie admet avoir eu en sa possession un exemplaire de la vidéo, mais déclare ne l'avoir jamais regardée. Dans cette affaire, il sera entendu comme témoin, avant que cette partie de la procédure ne soit annulée.
Le retour aux affaires
Après avoir été impliqué dans les trois principaux scandales politico-français du début des années 2000, Dominique Strauss-Kahn remonte lentement la pente. Il est secrétaire national du Parti socialiste entre 2002 et 2003. Fin 2004, il réintègre la direction du PS. DSK est alors chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, dont il sera candidat. En novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,69 % des voix, loin derrière Ségolène Royal (60,65 %), qui l'emporte dès le premier tour.
Le scandale Piroska Nagy
Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Le 18 octobre 2008, le «Wall Street Journal» révèle qu'une enquête interne a été ouverte au FMI pour savoir si son président a fait preuve de favoritisme au sein de l'organisation en faveur de sa maîtresse, Piroska Nagy.
Après une enquête privée, le conseil d'administration du FMI le blanchit le 25 octobre de toute accusation: harcèlement, favoritisme et abus de pouvoir.
En février 2009, l'affaire connait un rebondissement. Dans une lettre adressée aux enquêteurs et relayée par «L'Express», Piroska Nagy écrit: «M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi. Je n’étais pas préparée à ses avances. J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais. Je crains que cet homme n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes». Un courrier qui ne semble ne pas avoir été pris en compte lors de l'enquête, cinq mois plus tôt.
Arrêté à New York
Le 14 mai 2011, Dominique Strauss-Kahn est arrêté à l'aéroport JFK à New York. Il est soupçonné d'agression sexuelle envers une femme de chambre dans une suite du Sofitel New York Hotel, survenue le même jour.
Tristane Banon
Cette arrestation de DSK à New York fait ressurgir une affaire précédente. Dans une émission de Thierry Ardisson, diffusé en septembre 2007, une jeune écrivaine, Tristane Banon, explique avoir été «agressée» par le directeur du FMI, lors d'un rendez-vous avec ce dernier, en 2002. Lors de la diffusion de l'émission, le nom DSK avait toutefois été masqué par un «bip». Aujourd'hui, la romancière de 31 ans envisagerait de porter plainte.
Affaire Méry : implication de DSK, journal de France 3, le 25 septembre 2000
Compléments d'infos Derrière DSK, il y avait une campagne de manipulation médiatique de l’opinion. Conduite par les communicants d’Euro-RSCG.
Décryptage de Polémia.  http://www.polemia.com/article.php?id=3804

Patrice ALBERT

mardi 17 mai 2011

Fukushima : la fin du monde à nos portes!

Je vous communique un post de jean-pierre Petit paru sur 20 mn qui vous fait une descrition réaliste et tragique de la situation telle qu’elle est à Fukushima.

Il faut forcer le silence et l’indifférence des medias. Notre planète est fichue si on continue comme ça.
Qui va arriver à créer un large mouvement d’opinion pour que Fukushima devienne une cause planétaire !
le Japon est mort s’ils continuent comme ça ! Et nous aussi peu à peu ! C’est terrible d’assister à une catastrophe pareille et de rester impuissant !
Ah ! Le CAC 40 va bien ? Les quarante et mille voleurs se remplissent les poches ? Vous me rassurez !!

Pas question pour moi d’intervenir sous un pseudo. Je suis Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au Cnrs. Je vois qu’à Fukushima l’opérateur TEPCO et le gouvernement n’ont pas réagi comme ils auraient dû le faire. « A la russe ». Il aurait fallu immédiatement faire des travaux de dégagement routiers pour permettre l’acheminement de moyens lourds. Ces sarcophages ne résoudront rien. Un séisme peut fracturer n’importe quelle dalle de béton, quelle que soit son épaisseur. A mon avis le séisme a fissuré celles qui se trouvent sous le réacteur. D’où fuites incontrôlable d’eau radioactive vers la mer. Il aurait fallu donc dégager les sources de radioactivité au plus vite, et au moins celles qui pouvaient être accessibles : les contenus des piscines. Pour ce faire il aurait fallu amener à pied d’oeuvre un pont roulant, capable d’enjamber les réacteurs, en le télécommandant. Le Japon est leader en matière d’industrie lourde et de construction navale. De tels ponts existent déjà, très puissants. Restait à les acheminer, ce qui n’aurait pas été facile. En les démontant partiellement, et par la mer ?
Mais au lieu de ça, 50 pauvres types ont arrosé les réacteurs avec des lances à incendie…
Pathétique !
Des ponts roulant auraient pu dégager les poutrelles légères qui encombraient le dessus, qui sont retombées après l’explosion. De puissants grappins auraient permis de dégager les décombres.
Enfin, les Japonais auraient pu enlever, laborieusement, les assemblages en les extrayant des piscines, pour les replonger au plus vite dans des containers portés par des camions, emplis d’eau. Tout cela aurait pu être télécommandé. La radioactivité est présente à proximité des réacteurs, mais elle reste sans commune mesure avec celle de Tchernobyl, immédiatement après l’explosion du réacteur.
Transportés immergés, par cette noria de camion, ces assemblages auraient pu simplement être réimmergés dans un vaste bassin. Voire même dans un … port, ou un pièce d’eau. Séparés les un des autres, sous quelques mètres d’eau, leur chaleur aurait pu être dissipée, sans avoir besoin  » de les arroser ». Après, on aurait construit une piscine pour les immerger de nouveau (comme à la Hague).
C’était la mesure d’urgence. Ouvrir les cuves aurait été une toute autre affaire. Pas sûr que ça soit faisable. Mais pour les piscines, oui.
Ce qui se passe au Japon est l’illustration des dérives du libéralisme qui dit toujours qu’il y a  » trop d’Etat « . Le pouvoir politique Nippon est inexistant. Il est « aux ordres » et là, les ordres n’arrivent pas. Il n’y a pas de « cellule de crise ». Les spécialistes du nucléaires, sollicités pour se rendre sur les lieux, se sont défilés. Simple état de fait.
Si on se replonge dans ce qui s’est passé à Tchernobyl, on peut voir qu’une crise nucléaire coûte très cher. Tout de suite, il fallait pouvoir se dire « cette crise va coûter des milliards de dollars », et pouvoir les mettre sur la table. Mais qui pouvait faire cela ?
Il est significatif qu’un mois après la catastrophe des journalistes aient pu s’aventurer près du site avec une simple voiture, sans apercevoir le moindre contrôle policier ou militaire. Il aurait fallu boucler la zone très vite. Ces gens sont revenus avec un véhicule possiblement contaminé.
Il aurait fallu, comme l’ont fait les Russes, créer une brigade dont la mission aurait été d’abattre tousles animaux errants, dans la zone, domestique ou sauvags. Les chiens peuvent ramener de la radioactivité dans leurs poils.
Je sais que le Japon était dans le chaos et que réagir face à une telle situation n’était pas facile, avec les conséquences du tsunami. Mais on a entendu personne dire « je prends les choses en main ». La pantomime où on a pu voir les responsables de TEPCO se prosterner, face contre terre, était lamentable.
Lamentable aussi ce refus nippon d’aide extérieure. Lamentable le fait d’être leaders en matière de robots domestiques, et de n’en avoir aucun capable d’intervenir en « zone chaude ».Et de refuser de recevoir des robots étrangers.
Cette affaire ne fait que commencer. Les sarcophages ne résoudront rien, sinon en cachant au public l’état des réacteurs. En cessant d’être arrosés, les éléments combustibles monteront en température. On ne connait pas l’état du soubassement, sous les réacteurs. Il doit être fracturé et la radioactivité polluera la nappe phréatique, filera dans la mer. Il sera alors techniquement impossible de contrer cette dissémination.
Il est effarant que les Japonais aient évacué 10.000 tonnes d’eau hautement contaminée, simplement dans la mer, quand les cuves ont été pleines, « en s’excusant auprès des riverains ». N’importe quel bateau disposant de cuves (un vieux pétrolier prêt à partir à la ferraille) aurait pu siphonner cette eau, en s’ancrant dans le port. Quitte à l’emmener à 2000 bornes de là, quand ses cuves sont pleines, et à le couler, sans ouvrir ses cuves. La rouille aurait lentement fait son oeuvre et cette eau contaminée aurait été relâchée en 30 ou 40 ans. Mais ce pétrolier se remplissant d’eau contaminée, ça aurait fait mauvais effet. Sa photo aurait circulé partout. Les gens de TEPCO ont préféré se débarrasser de cette eau « en douce », comme un chat qui planque ses excréments sous un tapis. Relâcher cette eau en bordure de mer était la pire des choses à faire. Mais les Japonais sont dépassés. Il n’y a personne à la barre.
Les seuls qui ont une réelle expérience de ce genre de crise gravissime, ce sont les Russes. Mais qui imaginerait que les Japonais puissent, ne serait-ce que recevoir la visite d’experts étrangers, d’où qu’ils viennent, et, au-delà, de voir ces gens faire des recommandations ? Non, les affaires japonaises ne regardent que les Japonais. Mais dans ce cas, ces gens n’ont aucune expérience. Ils savent réagir très efficacement à des tremblement de terre. Là, les gens sont formés à tous les niveaux. Mais, côté nucléaire, ça a été 30 années d’anesthésie à tous les niveaux. D’où cette incapacité à réagir.
Chez nous, au passage, ça serait pareil, en cas de grosse crise.
Le Japon a reçu … le soutien d’AREVA. Mais rien de plus. AREVA n’aurait pas pu s’asseoir sur ce nid de guèpes. De plus AREVA est responsable de la présence de plutonium dans la cuve du réacteur numéro 3, combustible du MOX, vendu par la France aux Japonais.
Les poissons disperseront ces polluants radioactifs en les disséminant dans la chaîne alimentaire. Un jour peut-être on déconseillera au public de … consommer du poisson. Après peut-être les veaux que nous sommes réagiront-ils.
Fukushima risque de devenir un problème planétaire du fait des emplâtres sur jambe de bois qui ont été mis en oeuvre. Sous cet angle c’est terrible à dire, mais ça sera la seule chance que nous ayions de réagir contre ce danger du nucléaire.
Hier, j’étais le seul scientifique et le seul universitaire à m’être joint aux 200 manifestants réunis devant l’hôtel Aixoix où les 20 députés européens écoutaient les sermons des gens d’ITER, plaidant pour le triplement de leur budget, passant d’un à 3 milliards d’euros. J’ai remis un document à une des parlementaires, Michèle Rivasi. 15 pages en 40 exemplaires, expliquant ma vision des choses, un vision de scientifique et d’ingénieur. Les gens ne le savent pas, mais tel qu’il se présente, ITER n’est pas un démonstrateur, du tout. On envisage avec ce projet déjà pharaonique de ne gérer qu’une seule des deux réactions nucléaires-clés, la fusion deutérium tritium. La seconde, la régénération du tritium par fission du lithium sous l’effet du bombardement neutronique sera seulement « testée » sur ITER, qui ne possède pas de système de dépollution de son plasma.
Oui, si on le construit, ITER fonctionnera 400 secondes en produisant « plus d’énergie qu’on n’en injecte ». Mais rien ne sera résolu pour autant. Répondant à ma question, un des responsables m’a dit au téléphone, il y a quelques jours : « Oui, on pourra peut-être un jour avoir un générateur à fusion, si on n’est pas à quelques dizaines de milliards d’euros près, ni à quelques décennies près » (…)
Voilà ….
Jean-Pierre Petit