vendredi 14 décembre 2012

Huile de Palme, que faire ?

Mangeons moins de produits transformés, une substitution rapide de l'huile de palme serait catastrophique :
 recours  à l’hydrogénation et aux graisses animales inévitables !
 (voir mon article précédent)

Le débat être pour ou contre l'huile de palme est ridicule, car au départ nous avons une graisse végétale qui a d'indéniables qualités nutritionnelles  tous les vrais spécialistes en nutritions ne disent le contraire.  ceux qui contredisent cette vérité scientifique sont suspects dans toute leur argumentation.

 Je le répète si c'est nécessaire que je n'ai jamais voulu justifier toutes les cultures d'huile de palme comme le laisse entendre certains ... préférons les productions bios.
Mais le mais, le blé, la betterave, le soja, colza, tournesol, etc peuvent faire aussi l'objet d’âpres critiques quand ils deviennent notamment supports de production de bio-carburant .. sans parler de l’élevage !
premier facteur de déforestation. L'agriculture  a des tares innombrables !
La culture d'huile de palme n'y échappe pas bien entendu, avec aussi ses qualités.

la véritable objection valable à l’huile de palme est celle-ci  « Peut-être faudrait-il penser à changer nos habitudes alimentaires et manger moins de produits transformés " . Car elle est bien la "marque" des produits transformés, meme bio. Plus de 50%
des biscuits bio en contiennent, sans dissimulation; comme l'exige la législation.

Les multinationales savent rebondir face à la campagne de greenpeace... et se font, un bon coup de pub ! Casino, Nestlé ...

     
DES MULTINATIONALES SE DÉTOURNENT DE L’HUILE DE PALME CONVENTIONNELLE
Depuis quelques mois, les grandes entreprises multiplient les engagements envers une huile de palme durable ou renoncent complètement à l’utilisation de cet ingrédient. Le cas le plus médiatisé a été celui de Nestlé. Après la campagne de Greenpeace concernant l’un de ses produits phares (Kit Kat), la multinationale a rompu ses relations directes avec la filiale de Sinar Mas incriminée (Smart) et a signé un partenariat avec l’association « The forest trust » pour mettre en place une chaîne d’approvisionnement 100 % responsable d’ici 2015 et prévenir la déforestation. Même désengagement du côté d’Unilever avec un bémol ; l’entreprise continue de s’approvisionner en Indonésie, pays qui vient de décider d’un moratoire de 2 ans sur les permis de déforestation mais dont l'impact reste très incertain sur l’exploitation d’huile de palme. En France, Casino n’inclut plus l’ingrédient dans ses produits alimentaires (pour des raisons sanitaires et environnementales) et utilisera de l’huile de palme durable (RSPO) pour le non-alimentaire, tandis que Findus va remplacer dès cette année l’huile de palme par celle de colza. Enfin, Carrefour s’est engagé à utiliser 100% d’huile de palme certifiée dans ses produits à marque propre d’ici 2015.
    sources :  Novethic

mardi 4 décembre 2012

En quoi l’huile de palme est intéressante à consommer ?


L’huile de palme, biologique de préférence, a des propriétés physiques et nutritionnelles intéressantes trop souvent ignorées du grand public.

Caractéristiques physiques :

Une des caractéristiques de l’huile de palme est son aspect semi-solide à température ambiante qui participe à la texturation du produit dans lequel elle est ajoutée. Son procédé d’extraction (pour ce qui est des huiles de palme biologiques que nous utilisons) est uniquement physique sans utilisation de produits chimiques de synthèse.
L’huile ainsi obtenue est garantie "non hydrogénée" et conserve un pouvoir anti-oxydant très élevé.

Caractéristiques nutritionnelles :

L’huile de palme biologique est riche en phytostérols et antioxydants naturels.
Sa composition en acides gras est tout à fait remarquable; à la différence de toutes les autres huiles végétales, son équilibre entre les acides gras saturés, les acides gras mono-insaturés et les acides gras poly-insaturés est très proche de celui du lait maternel.

Son utilisation en mélange avec d’autres huiles végétales biologiques (colza, tournesol et olive) permet d’obtenir un profil en acides gras répondant au mieux aux besoins nutritionnels des nourrissons en accord avec la législation Européenne en vigueur.
Certains lui reprochent son taux d’acides gras saturés plus élevé que dans les autres huiles végétales en pensant que tous les acides gras saturés sont mauvais pour la santé.
En fait, l’effet des acides gras saturés sur la santé dépend de leur distribution au sein de la structure lipidique qui influe directement sur leur biodisponibilité (assimilation) dans l’organisme. Les acides gras saturés d’origine animale (graisse de porc) ont une distribution très différente à ceux de l’huile de palme, ceci explique le caractère athérogène (dépôt de graisse dans les vaisseaux sanguins) de la graisse de porc alors que l’huile de palme n’a pas ce défaut. Elle est même très bonne pour lutter contre le mauvais cholestérol, grâce à sa richesse en antioxydants et phytostérols.

D’ailleurs, dans les pays de grande consommation d’huile de palme, comme ceux d’Afrique de l’Ouest, Colombie et d’autres pays tropicaux, on observe très peu de problèmes cardiovasculaires et neurodégénératifs, comme on en trouve malheureusement dans nos pays industrialisés.

L’huile de palme en mélange avec d’autres huiles végétales (colza, tournesol, olive) qui permet d’obtenir l’équilibre optimal entre omégas 6/omégas 3.

La culture de palme en cohérence avec l’environnement  est elle possible ? Oui.
Une production différente existe en Colombie, souvent certifiée bio.

Elle est issue de palmiers cultivés de coopératives locales qui respectent les critères de production durable et responsable
car elle dispense de mécanisation, le ramassage s’effectue manuellement à 100%, le transport jusqu’aux unités d’extraction se fait au moyen de charrues

Et socialement responsable ...
Le respect et l’amélioration de la vie des travailleurs agricoles figurent aussi parmi les priorités.

Sources :

lundi 3 décembre 2012

Non l'huile de palme, n'est pas mauvaise pour la santé.


Comme pour tout, elle est à consommer avec modération, mais elle a toute sa place dans un régime où vous alternez huiles d'olive, de colza, de noix, d'arachide et de lin.

Le projet de La surtaxation de l'huile de palme crée une vive controverse, où les questions
de santé sont pris trop à la légère ... mais les dimensions sociales et environnementales du sujet ne sont pas mieux traitées !

On a trop souvent l’habitude de faire confiance "aveuglement" à Greenpeace sur les questions environnementales, surtout si le sujet est relayé par des parlementaires écologistes d'EELV.
Mais le dénigrement de l'huile de palme dont Greenpeace est à l'origine, n'est pas justifié.
Il faudra à l'avenir redoubler de vigilance ! Les observateurs avisés savaient déjà
que la célèbre ONG n'a pas toujours eu "la main verte"... 

La forte taxation de l'huile de palme peut avoir des effets pervers sur les plans 
environnemental, sanitaire et social, ainsi que pour la déforestation dans les pays du sud ;
raisons justement qu'on invoque pour cette surtaxe ...

Simple erreur ?  Si c'est le cas que Greenpeace et les élus concernés fassent au plus vite leur auto-critique devant l'opinion publique. Nous leur demandons à minima de ne pas clore le débat derrière un moralisme sommaire dont le but premier est de remplir les caisses de l'état. Ce n'est pas condamnable en soi, la désinformation et l’hypocrisie oui.

La dernière lettre de Jean-Marc Dupuis rédacteur en chef dsante nature innovation nous éclaire opportunément. Bonne lecture !

Patrice ALBERT

Alliance pour la Santé, Comité 13

Huile de palme : le Nutella et les autres

Gros doutes sur l'huile de palme

Depuis des années, je reçois des messages de Greenpeace dénonçant les méfaits de l'huile de palme...

Aujourd'hui, le Parlement français est en train de passer à l'action : il est question d'augmenter la taxe sur l'huile de palme de 300 %.


Et là je dis : attentionGreenpeace a raison d'agir contre la déforestation et la mise en culture des tourbières en Indonésie, liées à la culture du palmier à huile. Ces pratiques provoquent de gigantesques émissions de gaz à effet de serre et la destruction de l'habitat d'espèces en voie de disparition comme l'orang-outang.

Cependant, en faisant des recherches sur l'huile de palme, je suis tombé sur un certain nombre de faits extrêmement troublants, et dont Greenpeace n'a pas parlé (à ma connaissance).

Ces faits pourraient remettre en cause l'idée qu'il soit souhaitable de réduire la demande et la production d'huile de palme. Au contraire, un boycott de l'huile de palme pourrait avoir de graves conséquences inattendues pour notre environnement et pour notre santé.

Cela m'a tellement étonné que j'ai décidé d'écrire au Président de Greenpeace France pour lui demander certaines explications. Je ne sais s'il me répondra, mais en attendant, je vous livre les faits qui m'ont donné de tels doutes :

L'efficace campagne de Greenpeace

Depuis 2007, Greenpeace dénonce à juste titre le déboisement massif, l'extermination de certaines espèces, notamment l'orang-outang, et les énormes émissions de gaz à effet de serre provoquées par la mise en culture des tourbières d'Indonésie et de Malaisie.

Ces ravages sont provoqués par le développement de la culture du palmier à huile, qui est un arbre de la famille du cocotier.

Diverses campagnes ont eu lieu contre les sociétés qui achetaient cette huile, notamment Nestlé, qui a cédé à la pression en excluant le producteur indonésien « Sinar Mas Agro Resources and Technology » de sa chaîne de production. Mais les militants de Greenpeace voulaient également que l'on cesse d'utiliser l'huile de palme dans un maximum de produits, pour ainsi faire baisser la demande ce qui, selon eux, allait permettre de ralentir la déforestation.

C'est ce qu'ils ont obtenu de plusieurs enseignes, notamment le groupe Casino qui a banni l'huile de palme de tous ses produits alimentaires, pour des raisons écologiques mais aussi sanitaires. En effet, l'idée court que l'huile de palme, qui contient 50 % d'acides gras saturés, provoquerait une hausse du cholestérol et des maladies cardiovasculaires.

Mais voici des faits sur l'huile de palme que je n'avais pas vus dans les documents de Greenpeace, et qui m'ont beaucoup étonné :

L'huile de palme demande moins de surfaces agricoles que les autres

Le palmier à huile produit une moyenne de 3,72 tonnes d'huile par hectare, soit près de 10 fois plus que le soja (0,4 tonnes/ha), 7 fois plus que le tournesol (0,55 tonnes/ha) et plus de 5 fois plus que le colza (0,72 tonnes/ha). (1)

C'est ainsi que, grâce aux palmiers à huile, la Malaisie et l'Indonésie parviennent à produire 36,3 % de l'offre mondiale totale d'huiles comestibles en utilisant seulement 5,5 % des surfaces plantées d'oléagineux (plantes produisant de l'huile). (2)

La conséquence pour vous et moi est simple : si Greenpeace parvient à ses fins et que le monde commence à réduire sa consommation d'huile de palme, la demande va forcément se reporter sur d'autres huiles, comme l'huile de soja, de tournesol ou de colza.

Au final, ce que l'on aura gagné en forêts en Indonésie et en Malaise sera perdu au triple, au quintuple, et peut-être même au décuple dans d'autres zones.

Une étude publiée en 2009 a démontré que, d'ici 2050, il faudrait augmenter la surface agricole pour la production d'huile de 95 millions d'hectares si l'on s'oriente vers l'huile de soja, contre 12 à 19 millions si l'on s'oriente vers l'huile de palme. (3)

Vue sous cet angle, la culture du palmier à huile paraît être un moindre mal. Mais ce n'est que le premier point :

L'huile de palme demande moins de carburant, engrais, pesticides

Le palmier à huile n'a pas besoin d'être planté, semé, moissonné chaque année, comme le tournesol, le colza et le soja. C'est un arbre qui produit pendant vingt-cinq ans, de façon régulière.

Sa culture nécessite donc beaucoup moins de carburant, d'engrais et de pesticides (ce que les agronomes appellent les « intrants ») que les autres oléagineux.

Au bout du compte, le palmier à huile nécessite trois fois moins d'intrants par unité d'huile produite que les autres oléagineux. (4)

Réduire la production d'huile de palme risque donc de provoquer un report sur les autres types d'huile, qui entraînera une explosion de la consommation de carburant, d'engrais, et de pesticides dans l'agriculture.

Est-ce vraiment ce que nous voulons ??

Aggraver la déforestation

La différence entre l'huile de palme et les autres huiles est qu'elle est solide à température ambiante, comme le beurre. Cela tient à sa richesse en acides gras saturés, qui est de 50 % (60 % pour le beurre). Son moelleux, sa saveur, sa maniabilité, sa texture font qu'elle ne peut pas être remplacée systématiquement par des huiles liquides (dans le chocolat, les biscuits, la confiserie, les pâtisseries notamment). Face à un boycott de l'huile de palme, les fabricants de produits alimentaires qui utilisent aujourd'hui l'huile de palme n'auront que deux possibilités :

- remplacer l'huile de palme par du beurre, ce qui augmentera la demande de beurre et donc les besoins d'élevage bovin. Or, l'élevage est encore bien plus nocif pour l'environnement que la culture de palmier à huile. L'élevage est déjà, de loin, la principale cause de déforestation dans les pays tropicaux. Pas moins de 3 460millions d’hectares sont utilisés régulièrement comme pâturages, soit le double des surfaces agricoles cultivées.

- Ou alors : solidifier artificiellement les huiles liquides, par le processus dit d'hydrogénation, qui entraîne la formation d'acides gras trans artificiels, facteurs de maladies cardiaques et de cancers, ce qui est de toutes façons interdit (à juste titre) dans l'Union Européenne.

Ne pas oublier les êtres humains

Enfin, boycotter l'huile de palme aura pour conséquence d'aggraver la pauvreté d'un grand nombre d'ouvriers agricoles dans les plantations ainsi que de petits agriculteurs en Malaisie et en Indonésie. Or, savez-vous ce que font les personnes qui se retrouvent sans ressources dans les pays où existent des forêts tropicales ? Elles vont dans les forêts pour chasser la « viande » qu'elles peuvent trouver (des singes par exemple...),  pour couper du bois pour le vendre et le faire brûler, ou défrichent pour installer des cultures vivrières sur brûlis...

Contrairement à ce que nous connaissons en France par exemple, où les forêts gagnent du terrain depuis 1950, ou en Suisse, où les riches habitants consacrent finances et temps à protéger l'environnement, l'environnement des pays pauvres se dégrade à vitesse grand V quand s'aggravent les conditions économiques. Boycotter l'huile de palme provoquera des problèmes économiques en Indonésie et en Malaisie qui risquent de ne faire qu'accélérer la déforestation.

L'huile de palme bonne dans la cuisine

Comme vous l'avez compris, cher lecteur, je suis inquiet comme Greenpeace des conséquences catastrophiques de la déforestation, mais j'ai des doutes sur le fait que boycotter l'huile de palme améliorera le problème. Une piste plus prometteuse serait d’encourager les pays producteurs à respecter les principes de l’agriculture durable et responsable. 

Le boycott se justifie d'autant moins que, contrairement à ce qui est souvent dit, l'huile de palme (tant qu'elle n'est pas hydrogénée) n'est pas particulièrement mauvaise pour la santé. Comme pour tout, elle est à consommer avec modération, mais elle a toute sa place dans un régime où vous alternez huiles d'olive, de colza, de noix, d'arachide et de lin.

Souvenez-vous bien que l'huile de palme est moins riche en acides gras saturés que le beurre : si vous craignez les acides gras saturés, vous gagnerez donc à l'utiliser à la place du beurre dans vos plats chauds et pâtisseries, surtout qu'elle contient beaucoup d'antioxydants (vitamine E) et des bêta-carotènes. Et elle coûte bien sûr moins cher que le beurre.

Enfin, et c'est sans doute le plus important, l'huile de palmiste, qui est une sorte d'huile de palme, faite avec l'amande du fruit, est une des meilleures huiles pour les fritures, si vous en faites (ce que je ne recommande pas). Comme l'huile de coco, dont elle est d'ailleurs très proche, elle ne s'oxyde pas, et ne produit pas de toxiques lorsque vous la faites chauffer. Faites toutefois attention de ne jamais la chauffer au point de la faire fumer, car la fumée est signe de formation d'éléments cancérigènes.

Ma lettre au Président de Greenpeace

J'ai donc décidé de demander des clarifications au Président de Greenpeace sur les points essentiels cités ci-dessus, à savoir :

1) Confirme-t-il le fait que le palmier à huile produit beaucoup plus d'huile, à surface de culture équivalente, que les autres oléagineux et, si oui, ne craint-il pas que sa campagne contre l'huile de palme provoque un report sur les autres huiles, avec augmentation des surfaces cultivées, et donc potentiellement accélération du défrichage et de la déforestation ?

2) Confirme-t-il le fait que la culture du palmier à huile nécessite trois fois moins d'intrants (carburant, engrais, pesticides) que les autres oléagineux, et, si oui, ne craint-il pas que sa campagne provoque une hausse de la pollution ?

3) Confirme-t-il que l'huile de palme, suite à sa campagne, est dans bien des cas en train d'être remplacée par le beurre, qui est un produit animal, avec un impact sur l'environnement bien pire ?

4) Confirme-t-il que nuire aux producteurs d'huile de palme pourrait aggraver la pauvreté en Malaisie et en Indonésie, et donc les inciter à aller chercher les moyens de leur survie dans les forêts pluviales (bois de chauffage, cultures vivrières sur brûlis, braconnage, etc. ) ?

5) Confirme-t-il que, comme toutes les huiles, l'huile de palme est mauvaise pour la santé lorsqu'elle est hydrogénée, mais qu'elle n'est pas pire qu'une autre dans le cadre d'une consommation normale, et même meilleure en ce qui concerne les fritures ? Et que donc la dénoncer comme malsaine en soi n'est pas tout-à-fait juste ?

Je ne sais pas si le Président de Greenpeace va me répondre. Mais s'il le fait et s'il répond oui à une ou plusieurs de ces questions, je me demande pourquoi il n'en a pas mieux informé le public, dans le cadre de ses campagnes contre l'huile de palme.

J'espère évidemment qu'il va me détromper sur tous ces points. Car je ne doute pas qu'il connaisse le dossier bien mieux que moi. Dans tous les cas, je vous tiendrai au courant de sa réaction.
A votre santé !

Jean-Marc Dupuis 

Pour compléter votre information, je vous invite à lire l'excellente page dédiée, de la Vie Claire

vendredi 28 septembre 2012

Non à la guerre ! Renverser la tendance guerrière !






                                                                                               
            World War 3 News
« Notre puissance défensive a été fondée sur notre stratégie défensive et celle-ci est régie par la présomption que nous nous engagerons dans une affrontement militaire d’envergure contre une coalition menée par les États-Unis. » Brigadier-général Hossein Salami, commandant adjoint du corps des Gardiens de la révolution islamique, septembre 2012.)


Les États-Unis et Israël ont tous deux menacé de lancer une première attaque préemptive contre l’Iran, dont les conséquences seraient désastreuses.

En réaction à ces menaces incessantes, le commandant de la Force aérienne du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général Amir Ali Hajizadeh a prévenu qu’une attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait déclencher une Troisième Guerre mondiale. Il a également laissé entendre qu’Israël ne peut pas lancer une guerre sans le feu vert des États-Unis.

Selon le général Hajizadeh, le déclenchement d’une telle guerre risquerait d’occasionner une escalade militaire effrénée. Si l’Iran était attaqué, sa riposte viserait à la fois des cibles étasuniennes et israéliennes, y compris des installations militaires des États-Unis situées dans les pays voisins (par exemple en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et dans les États du Golfe) :

Dans un discours dimanche au réseau d’information arabe Al-Alam, le général Hajizadeh a déclaré que les États-Unis et le régime israélien ne pourraient pas entrer en guerre avec l’Iran « indépendamment l’un de l’autre, c’est-à-dire que si l’un des deux commençait la guerre, l’autre se joindrait à lui ».

« Nous voyons les États-Unis et le régime sioniste s’appuyer fermement etnous ne pouvons pas imaginer le régime sioniste initier une guerre sans renforts des États-Unis. Pour ces mêmes raisons, si une guerre éclate, nous nous battrons définitivement des deux côtés et nous en prendrons aux bases étasuniennes », a-t-il affirmé.

« Si de telles conditions survenaient, une série d’incidents incontrôlables et ingérables auraient lieu et une telle guerre pourrait se transformer en Troisième Guerre mondiale. Cela signifie que certains pays pourraient entrer en guerre avec ou contre l’Iran », a ajouté le général.


Le commandant du CGRI a prévenu que si une guerre de la sorte était menée contre l’Iran, « les bases des États-Unis dans ces pays autour de nous et dans les pays voisins seraient visées et qu’elles seraient mêmes menacées par les peuples de ces États ». (Fars News Agency, 23 septembre 2012, c’est l’auteur qui souligne.)

Le monde se trouve à une dangereuse croisée des chemins. La déclaration du général Hajizadeh doit être prise au sérieux.

La préparation active d’une guerre contre l’Iran est en cours depuis les huit dernières années. Depuis 2005, les États-Unis et leurs alliés, dont les partenaires étasuniens de l’OTAN et Israël, sont impliqués dans le déploiement massif et l’entreposage de systèmes d’armes avancés. Les systèmes de défense antiaérienne des États-Unis, des pays membres de l’OTAN et d’Israël sont complètement intégrés. Israël ne peut pas agir sans l’appui de ses alliés.

Il s’agit d’un effort coordonné du Pentagone, de l’OTAN et des Forces israéliennes de défense (IDF) contre l’Iran. Plusieurs pays partenaires non-membres de l’OTAN, dont les États arabes limitrophes, sont également impliqués (les membres duDialogue méditerranéen de l’OTAN et de l’Initiative de coopération d’Istanbul).

irannuclearfac

Désinformation médiatique

Influencée par le battage médiatique, l’opinion publique appuie tacitement cette initiative par ignorance ou indifférence face aux conséquences possibles de ce qui est considéré comme une opération « punitive » ad hoc ciblant les installations nucléaires au lieu d’une guerre totale.

La guerre contre l’Iran est présentée à l’opinion publique comme un problème parmi d’autres. Elle n’est pas vue comme une menace à l’humanité. Au contraire : on la voit comme une action humanitaire.

Représailles

Les médias occidentaux appellent à la guerre. L’objectif, consiste à inculquer implicitement dans la conscience des citoyens, par la répétition ad nauseam de reportages, la notion voulant que la menace iranienne soit réelle et que la République islamique devrait être « éliminée ».

U.S. President Barack Obama

L’Iran possède des capacités militaires significatives et le fait qu’une attaque à son endroit puisse mener à des représailles et à une escalade pouvant déclencher une « guerre mondiale » n’est pas un sujet de préoccupation.

Alors que la République islamique ne constitue pas une menace à la sécurité d’Israël, des militaires iraniens de haut rang ont souligné qu’advenant une attaque contre l’Iran, des représailles contre Israël sont envisagées et les conséquences pourraient être dévastatrices.

Samedi, le major-général Mohammad Ali Jafari, le commandant en chef du CGRI a affirmé qu’une invasion ennemie de l’Iran est possible, mais qu’une telle guerre mettrait fin au régime sioniste d’Israël.
….
« Il se peut que la guerre éclate, mais si les sionistes [le gouvernement israélien] commencent quelque chose, ce sera le début de leur annihilation et le point final de leur histoire », a-t-il ajouté.

Le major-général Jafari a entre-temps souligné que « personne n’ose lancer un assaut terrestre d’envergure contre l’Iran ». Il a ajouté que si l’ennemi était sage, il n’y aurait pas de problème, « toutefois il n’y a aucune garantie qu’il sera rationnel et nous devons nous aussi nous préparer.

Plus tard hier, son adjoint le brigadier-général Hossein Salami, a prévenu que toute attaque du régime sioniste contre la République islamique d’Iran donnerait une opportunité à Téhéran de le rayer de la surface terrestre.

« Si les sionistes s’engagent dans une attaque contre l’Iran, cela offrira une opportunité historique à la Révolution islamique de les rayer de l’histoire géographique mondiale », a déclaré Hossein Salami samedi soir à la télévision d’État.

« Les menaces du régime sioniste ne nous préoccupent plus », a-t-il déclaré en ajoutant qu’Israël a des souvenirs amers de ses guerres de la dernière décennie avec les alliés régionaux de la République islamique, dont les mouvements du Hezbollah et du Hamas.

« “[En raison des échecs mentionnés ci-dessus], comment veut-il [le régime sioniste] représenter une menace contre la République islamique d’Iran » a demandé le brigadier-général.
Il a par ailleurs souligné que le pays était prêt à confronter toute agression : «Notre puissance défensive a été fondée sur notre stratégie défensive et celle-ci est régie par la présomption que nous nous engagerons dans une gigantesque bataille contre une coalition menée par les États-Unis. »

Vendredi, le commandant en chef des Forces armées iraniennes, le major-général Seyed Hassan Firouzabadi a lui aussi averti que Téhéran réagirait à toute agression contre son pays par une riposte « immédiate » et « continue ».

« Nous ne nous sentons pas menacés par les remarques fanfaronnes des dirigeants sionistes, car ce sont des créatures terriblement effrayées qui ne cessent de gueuler puisqu’ils savent que la réaction de l’Iran aux menaces sera toute prête, immédiate et sans relâche », a dit le major-général aux reporters en marge de la parade militaire du 21 septembre marquant l’anniversaire de la Semaine de la Défense sacrée, ici, vendredi matin à Téhéran.

« Les officiels du régime sioniste ont déclaré dans leurs estimations [militaires] que les opérations militaires contre l’Iran ne peuvent ni être menées par Israël, ni lui être utile », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs affirmé que les forces armées actuelles de l’Iran sont imprévisibles et que leurs stratégies et leurs actions ne peuvent être prévues par l’ennemi.

La Semaine de la Défense sacrée, commémorant les sacrifices des Iraniens durant les 8 ans de la guerre imposée à l’Iran par l’Irak en 1980, a débuté vendredi avec des parades de diverses unités de l’Armée de la République islamique, du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et des forces du Basij (volontaires) dans le sud de Téhéran. (Fars News Agency, 23 septembre 2012, c’est l’auteur qui souligne.)

Renverser la tendance guerrière

Nous demandons à nos lecteurs de propager le message dans le monde entier.

Nous demandons à tout le monde aux États-Unis, en Europe de l’Ouest, en Israël, en Turquie et partout à travers le monde de s’opposer à ce projet militaire, de se soulever contre leurs gouvernements qui appuient une action militaire contre l’Iran et contre les médias qui servent à camoufler les implications dévastatrices d’une guerre contre l’Iran.

Le peuple israélien est uni en grande partie contre la détermination du premier ministre Netanyahou d’attaquer l’Iran.

dimanche 1 juillet 2012

Ingérence occidentale en Syrie: Que penser de l’accord de Genève sur la Syrie ?… « Resistance71 Blog

L'actualité diplomatique et internationale nous laisse parfois des motifs de satisfaction, ne boudons pas notre plaisir avec cet  “accord de Genève”

Au delà des fanfaronnades d’usage de la ministre des affaires étrangères du pays du goulag levant (USA) et des marionnettes atlantistes à la botte, voici ce qui nous paraît être l’analyse la plus pertinente publiée sur les récents “accord de Genève” concernant la Syrie.

La Russie a manœuvré subtilement et amène le monde dans ce qui paraît-être une ère post-Atlantiste. L’affaire syrienne serait devenue synonyme de coup d’arrêt à l’hégémonie occidentale et il convient de reconnaître que c’est la Russie qui mène la danse dans la cacophonie diplomatique internationale et lui rend quelques lettres de noblesse…

Genève un accord de principe sur des principes russes


         
À Genève, Sergueï Lavrov a été le vrai maître du jeu, imposant ses mots d'ordre et un calendrier qui laisse à Bachar la réalité du pouvoir et de la légiitimté

samedi 23 juin 2012

Le capitalisme mondialisé a besoin de la gauche morale.


Mélenchon

ou la gauche morale contre la volonté des peuples.


Melenchon.JPG


La gauche d'aujourd'hui a remplacé depuis longtemps les analyses marxistes ou marxisantes qui caractérisaient  communistes ou même socialistes d'antan, ces analyses qui se voulaient objectives furent remplacées subrepticement par autre chose de beaucoup moins technique: un ordre moral.

Avant, il fallait, vaincre le système capitaliste d'une façon révolutionnaire ou peut être réformiste mais il fallait le vaincre. A cet effet il convenait d'en analyser mécanismes et fonctionnement.

Le capitalisme, qui est un système économique devant conduire à l'accumulation de capitaux s'est modifié continuellement depuis l'époque de Karl Marx, on n’accumule plus de capitaux de la même manière aujourd'hui qu'au 19ème siècle.
Il fallait en suivre cette évolution pour mieux contester le système.


Cette gauche marxiste et républicaine s'est retrouvée en 1936 pour à la fois sauver la république des ligues factieuses et réclamer une amélioration radicale des conditions de vie de la classe travailleuse.

Mais voilà, la gauche d'antan a failli, la gauche d'antan a sombré elle est remplacée par une gauche qui place des valeurs se voulant moralistes avant toute analyse technique.

Dans le même temps le système capitaliste, essentiellement dans sa composante euro-atlantique connaît une crise profonde qualifiée par les experts de systémique. Ce système cherche à s'échapper à tous prix de cette crise, il a trouvé dans la gauche morale un allié inattendu.

Il se trouve que les valeurs que cette gauche morale conviennent parfaitement au système capitaliste actuel, elles le favorise, lui ouvre remarquablement bien la voie dans toutes ses actions même les plus criminelles.

Voyons certains aspects du capitalisme euro-atlantique pour comprendre comment cette alliance avec la gauche morale a pu se réaliser et fonctionner.

Je parle du capitalisme euro-atlantique, car il présente des caractéristiques bien particulières en comparaison d'avec celui du bloc concurrent des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

Le capitalisme euro-atlantique est un capitalisme monopoliste d'état à très forte composante financière et spéculative. Il n'est plus libéral depuis très longtemps, il ne pourrait vivre sans les états et principalement l'état des USA.
Le capitalisme des BRICS est encore originel et libéral il est celui-qui chez nous prévalait au 19 ème siècle, il est essentiellement fondé sur le commerce de marchandises et de matières premières.


Comment le capitalisme euro-atlantique a besoin de la gauche morale.

Le bloc euro-atlantique se présente homogène et organisé sous la domination du groupe anglo-saxon USA Royaume-Uni vainqueur de la seconde guerre mondiale et soumettant un ensemble de pays d'Europe à sa loi, en vertu des accords pris à la conférence de Yalta de 1945 et du pacte atlantique de 1949 qui en est la conséquence.

Les pays d'Europe occidentale furent ainsi continuellement débarrassés de leur souveraineté c'est à dire de la volonté de leurs peuples par un ensemble de traités scélérats. Ces traités, suivant celui du pacte atlantique furent les traité de Rome, de Maastricht, puis de Schengen, de l'Euro, de Lisbonne et plus récemment du MES.
Cette confiscation des moyens régaliens des nations et de la volonté des peuples d'Europe n'avait pour seul but que de drainer les richesses qu'ils produisent vers les USA afin d'alimenter son complexe militaro-industriel.

Pourquoi comment.

Le capitalisme est frappé par une loi inexorable décrite par Karl Marx dans le capital, qui est la loi de la baisse tendancielle du taux de profit. Cette loi est engendrée par la concurrence qui amène à la baisse toujours tendancielle de la valeur des marchandises et par l'obligation d'investir continuellement dans l'outil de production et ce afin d'améliorer la productivité. Les capitalistes cherchent en permanence à palier cette loi, un palliatif fut trouvé dans la suppression de la concurrence honnie: la monopolisation. Un autre palliatif fut de n'avoir qu'un seul client : l'état.

En effet le capitalisme a un ennemi principal, le libéralisme, il n'aime surtout pas la concurrence. Quand on a ses hommes au sein de l'appareil d'état il n'y a plus qu'à engranger les commandes et réaliser des profits.

Cependant l'état ne peut pas procéder à l'achat permanent de tous types de marchandises, il le peut évidemment pour l'armement, surtout que dans ce cas la concurrence est quasiment inexistante, les produits n'ayant que très peu de clients, la valeur des marchandises de guerre n'ayant pas ainsi tendance à décroître, ni la loi de la baisse tendancielle du taux de profit de fonctionner.
Pour favoriser l'augmentation des commandes il n'y a qu'un seul moyen, faire la guerre afin de renouveler les stocks.
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Ce sont les états qui font les guerres il suffit donc d'avoir les hommes d'un complexe militaro-industriel au pouvoir pour les entreprendre.

Ainsi les USA sont perpétuellement en guerre depuis fin1941.


Le bloc atlantique compris dans l'OTAN qui en est l'organisation sous direction étasunienne, a évidemment l'obligation de se fournir en armement auprès des entreprises du maître. C'est ce que font tous les pays de ce bloc.
Il y a néanmoins une exception avec la France quand le général de Gaulle a voulu marquer l'indépendance de notre pays, il constitua en premier lieu une industrie de défense autonome. L'autonomie de cette industrie n'est aujourd'hui plus qu'un leurre EADS successeur de Matra est passé largement sous contrôle anglo-saxon, il ne reste plus que Dassault qui est soumis à l'interdiction de fait des USA de vendre le moindre avion à l'étranger, ainsi espèrent ils l'étrangler.
Pratiquement tous les budgets de défense des pays de l'OTAN partent donc aux USA.

Pour faire la guerre en permanence, il faut une idéologie qui puisse entraîner l'assentiment de tous afin de pouvoir consentir au sacrifice y compris suprême pour les soldats.


La guerre impérialiste et le «droit» d'ingérence.

Ce droit d'ingérence est apparu au sein de la gauche française.

C'est un concept inventé par Médecin du Monde de Bernard Kouchener et Rony Broman en 1979.
Ici nous avons une organisation humanitaire dont le but est de soigner toutes populations surtout en guerre dirigée et par des homme réputés de gauche.

Mais qui pourrait critiquer le fait de secourir des populations en détresse. Notre conception morale ne peut qu'avoir tendance à valider ce droit.

Mais qui pourrait nous informer de qui est en danger nécessitant un «droit» d'ingérence: les médias évidemment.
Il suffirait de contrôler les médias et de fabriquer monstres et monstruosités, c'est ce qui fut fait en Libye et en Syrie entre autre, pour faire une guerre coloniale maquillée en guerre humanitaire.

Notre Mélenchon de la gauche morale, au lieu d'analyser les causes de cette agression coloniale et d'avoir la moindre idée de ce qu'estl'impérialisme s'est laissé aller dans la pente doucereuse et confortable d' un ordre morale sous contrôle étroit des USA qui condamnait Khadafi comme dictateur et présentait les troupes salafistes anciennement d'Al Qaïda comme de vaillants révolutionnaires combattant cette affreuse dictature.

L'ordre morale de gauche imposé par les médias sous contrôle et au service des USA sert aujourd'hui comme prétexte à toutes les guerres coloniales, engagées avec massacres de masse et crimes de guerre comme toutes les guerres coloniales.


Finance, mondialisation et ordre morale de gauche.

La finance est un autre aspect du capitalisme euro-atlantique qui va conforter le capitalisme monopoliste d'état et le complexe militaro-industriel des USA.
Si au 19ème siècle et dans les pays du BRICS, la façon la plus courante pour accumuler du capital, est resté l'industrie et la vente de matières premières, au sein du bloc euro-atlantique il n'en est pas de même.
L'ingénierie financière est devenue la manière principale pour faire de l'argent.

Les mécanismes financiers inventés par la City de Londres sont compliqués, ils ont pour but de drainer les richesses produites par les peuples d'Europe vers les USA et son complexe militaro-industriel. Je vais tenter de les résumer sans les déformer.

Le système commence par fonctionner avec la dette des états.
Les dettes des états sont titrisées, on en fabrique des titres, comme des obligations, ce sont les «debt bonds» (coupons de dettes) il en existe de différentes sortes.

Bank Garanties (BG) ( Garanties bancaires)
Stand By Letter of Crédit (SBLC) (lettres de crédits garanties)
MTN ( Multilateral Trade Negociation) sert aux transactions
et bien d'autres.

On peut acheter ces dettes comme une action et attendre que son cours monte pour la revendre ce qui est rarement le cas.
Le mieux est de les louer. Les banques vont les louer moyennant de fortes commissions et les escompter, c'est à dire en fournir une valeur en capital disponible. Bien entendu ces dettes n'ont de valeurs que si les états peuvent les rembourser. D’où les notes des agences de notations. Plus le risque est évalué important plus la banque va demander d'intérêts à l'emprunteur état.

Ce qui est important de comprendre c'est que ces capitaux virtuels loués composés de dettes titrisées permettent d'acheter et vendre rapidement des matières premières comme du pétrole et ainsi faire monter les cours.

images.jpgOn comprend qu'un pétrolier contenant 2 millions de barils à 20 dollars le barils contient 40 millions de dollars, à 100 dollars le baril il contient 200 millions de dollars et on comprend que les marges bénéficiaires réalisées sur 200 millions de dollars sont plus importantes que sur 40, d’où l'intérêt de faire monter les cours et pour ce faire disposer de capitaux et donc de dettes.

Les dettes solvables étaient jusqu'alors issues de pays européens et libellées en Euro d'ailleurs la majorité des «debt bonds» est libellée en Euro.

Pour disposer de ces capitaux virtuels encore fallait il que les pays européens fassent des dettes et pour faciliter les transactions soient libellées dans la même monnaie.
Afin de faciliter ces emprunts obligatoires par les états encore fallait il soustraire leur gestion des contrôle nationaux. D’où l'Euro dont la gestion est privée.

Maintenant comment les USA, se servent ils dans le pot européen ?

Depuis les accords de Bretton Wood en 1944, toutes les monnaies du monde n'étaient plus indexées sur l'or mais sur le dollars, devenant ainsi monnaie de référence internationale, qui seule pouvait être convertie en or, seules les USA possédaient cette réserve d'or nécessaire à l'indexation de la monnaie.
Cependant l'arnaque se dévoila en 1971 quand les USA annulèrent la disposition de conversion du dollars en or. Le dollars n'est plus indexé sur quoi que ce soit. Peut être que l'or de Fort Knox a disparu!
Seule la loi du marché pouvait maintenant donner une valeur à cette monnaie devenue de singe et imprimable en quantité sans limites.

Pour maintenir la valeur de leur monnaie et conserver ainsi la valeur de leurs marchandises produites, c'est à dire essentiellement de l'armement, il fallut organiser une forte demande de dollars sur le marché.

Comment !
Il n'y avait plus qu'à obliger les acheteurs de matières premières et surtout du pétrole, d'acheter et vendre en dollars. Il n'y eut qu'un chef d'état pour essayer l'Euro pour vendre du pétrole, il a été vite pendu.

Donc acheter et vendre des matières premières dans une autre monnaie que le dollars est un « cassus belli » pour les USA et le déclenchement immédiat d'une guerre « d'ingérence humanitaire ».

Résumons nous, les capitaux disponibles sont en Euro, du fait des dettes européennes, mais le prix des matières premières qui servent à la spéculation et faire monter la mousse du capital sont libellées  en dollars.

Tous acheteurs désirant faire des transactions sur des matières premières et principalement du pétrole sont obligés de convertir les euro des capitaux disponibles provenant de la titrisation des dettes européennes en dollars et d'ainsi contribuer à conserver la valeur artificielle de cette monnaie.

Le dollars est de fait indexé sur l'euro et non le contraire, c'est un parasite de l'Euro et les USA ne vivent plus qu'au dépend des peuples d'Europe.

Dans cette affaire les peuples européens sont doublement siphonnés, d'une part en payant aux banques les intérêts de la dette, d'autre part en passant à la pompe pour payer un pétrole dont le prix aura augmenté grâce à la spéculation rendue possible par les capitaux disponibles issus de ces dettes. Les non français, payent en plus très cher l'armement US.

Cette arnaque avec la dette construite avec l'Euro, ne serait pas rendue possible sans l'Union Européenne et les abandons de souverainetés nationales qui vont avec et soutenus par notre gauche morale au nom d'une fraternité entre européens.

La gauche morale nous a fait passer la pilule grâce à son idéologie de patronage. Il fallait chanter en chœur : «il ne faut plus de frontières, tous les hommes sont frères youkaïdi youkaïda ». L'union européenne devait empêcher toutes guerres en Europe etc. ect.. Qui veut que les guerres franco-allemandes reprennent? Personne!

Qui veut que tous les hommes ne soient pas frère ? Personne !

Et les frontières avec les douaniers c'est ennuyeux au possible, une frontière c'est moche, c'est une barrière entre peuples. Vendu !

La gauche a vendu aux peuples assoupis le «plus de frontière et la monnaie unique partagée entre frères européens».
Les USA leurs banques et spéculateurs de la City et de Wall Street n'avaient plus qu'à se frotter les mains et se taper sur les cuisses.

Là encore un moralisme irresponsable et de bas étage a remplacé toute analyse objective.

Les peuples d'Europe n'en finissent plus de payer et de s'appauvrir à grande vitesse, par la faute de la gauche morale et son idéologie de quatre sous.

Seule, la gauche morale pouvait se permettre de détruire les nations qui par leurs différentes lois pouvaient faire obstacle à la mainmise des anglo-saxons et des USA en particulier, sur leurs économies.

Le système est en crise, en sortir serait de la pure logique.

Mais le programme politique de Mélenchon ne prévoit justement pas d'en sortir rendant ses objectifs infaisables et totalement démagogiques.

On en comprend la raison.

Chantre de la gauche morale défenseur de la rhétorique impérialiste concernant les agressions contre la Libye, la Syrie et bientôt l'Iran il est logique avec lui même et tout se tient.

Le moralisme de gauche agit ainsi contre les nations représentantes des peuples, il tend à briser les différentes légalités en cherchant à niveler les différences, qui ne peuvent s'établir que sur le plus bas dénominateur commun celui de la sous-culture étasunienne.

Seulement voilà, nations, frontières et légalités sont les seuls barrages possibles contre un système capitaliste financiarisé et militarisé.

Ce système a trouvé un allier de poids pour les briser: la gauche morale et son nouveau leader Jean Luc Mélenchon.