mercredi 19 août 2009

Pollution à L'ozone : Un scandale récurrent à Marseille




Alors que la Presse étrangère s'émeut des nombreux pics de pollution actuels sur notre région, la quasi indifférence de la presse locale, comme La Provence, laisse sans voix ...

Le sujet serait-il sensible ? Certainement ! Car il signe l'incurie "récurrentes" des décideurs publiques, fonctionnaires mais surtout élus locaux .


Chaque été, les journées de pollution à l'ozone se succèdent en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), sous l'effet catalyseur du soleil, une situation à laquelle des mesures ponctuelles telles que la limitation de vitesse - qui sont de surcroît très mal respectées - ne sauraient remédier seules, pas plus que le doublement du prix des horodateurs !

Depuis début juillet, 16 pics ont été recensés sur un ou plusieurs départements de la région Paca, qui est la plus touchée en France, selon Patricia Lozano, ingénieur au sein de l'association de surveillance de la qualité de l'air Atmo Paca.

Les seules Bouches-du-Rhône ont déjà à leur actif 14 journées où l'ozone a dépassé les 180 micro-grammes par m3 d'air, non loin de la vingtaine enregistrée les années précédentes. A l'exception notable de l'épisode caniculaire de 2003 où le record de 59 journées avait été atteint.

Mardi, une alerte de niveau 1 renforcé a même été déclenchée dans le département, pour la première fois depuis 2006.

L'ozone est un "polluant secondaire formé à partir des émissions industrielles et automobiles", sous l'action du rayonnement solaire, explique Mme Lozano. "Ce n'est pas la météo qui fait l'ozone, mais quand il y a peu de vent et un régime anticyclonique, on observe une accumulation de ces polluants" .

Le Sud-Est et Marseille tout spécialement, remplissent tous les critères : fort ensoleillement, trafic routier dense , pôle industriel important sur le pourtour de l'étang de Berre.

Que faire ?
Le problème et les solutions sont à présents bien cernés .
Mais il manque une volonté politique de prendre les bonnes décisions et de mobiliser nos concitoyens, ce n'est pas le cas et depuis trop longtemps .

A moyen et long terme, il faudrait limiter la circulation automobile par un développement volontariste des transports en commun et des autres modes de transports propres ( vélos, marche, covoiturage etc. ) . Marseille n'a pas un réseau de piste cyclable digne de ce nom et on vient de décider la construction d'un nouveau tunnel urbain important, le Tunnel Prado Sud, qui consacre à nouveau la primauté de l'auto dans les déplacements en ville ...
Il faut dès qu'une possibilité s'offre, rapprocher habitat et activités, le plus possible pour diminuer à la source les besoins de transport, et donc la pollution.

Le développement du pôle industriel de Fos/mer basé sur la pétrochimie doit être stoppé ou
contenu . Dans ce contexte, le feu vert donné à l'incinérateur apparaît encore plus contestable ...

Dans l'immédiat on constate tous les jours, même pendant les pics de pollution, que les 50 km/h en milieu urbains ne sont pas respectes , poutant justifiés pour de "simples" raisons de sécurité . Appliquons et faisons réellement appliquer ces mesures, diminuons nos déplacement motorisés dans la mesure du possible .
Marseille se distingue aussi rappelons-le par un nombre record de victimes d'accidents de la circulation, une véritable hécatombe pour les jeunes en deux roues ...

On comprend mieux à présent, le silence honteux de La Provence sur ce dossier qui signe la carence et l'échec des équipes UMP et PS, actuellement et depuis longtemps aux manettes
, dans les différentes collectivités locales de notre région . L'UMP est la première sur ce triste
podium des fauteurs ( indirectes mais bien réels ) de pollution à l'ozone, qui s'impacte fortement sur la santé des population.
La politique de l'autruche ne pourra pas éternellement durer .

3 commentaires:

Camille a dit…

Le problème de la pollution à l'ozone sur Marseille et le pourtour de l'Etang de Berre est récurrente.
Chaque année nous avons droit à des pics de pollution qui durent de plus en plus longtemps et qui reviennent souvent.
Les journalistes de la Provence comme les automobilistes ou citoyens, les élus locaux ou autres s'en balancent.
Personne ne fait rien et les bonnes mesures ne sont pas prises.
Pourtant nous avons des élus, chez nous du moins, qui devraient être touchés par ce problème et essayer d'apporter des solutions. On ne les voit pas, on les attend guère voire pas du tout.

Une citoyenne lambda

Entre crau et Camargue a dit…

Ce matin j'ai fais un petit essai entre Istres et Miramas. J'ai réduit ma vitesse à 60 au lieu de 90. Je me suis fais klaxonnée, appelée de tous les noms d'oiseaux, doublée sur les lignes blanches continues. Quel respect pour notre environnement, les automobilistes comme les autres s'en foutent de la pollution à l'ozone et de la planète qu'on va laisser à nos enfants.
Quelle tristesse, on a fait de l'être humain de sacré pantins égoïstes.

PS j'ai pu changer l'identité est venir sous la mienne et non sous celle de mon mari.

Fournat Robert a dit…

Et pourtant des gens se bougent pour obtenir la réouverture des réseaux ferrés de notre région...

http://modem-trets.blogspot.com/2008/01/pour-un-train-entre-gardanne-et-le-var.html

http://modem-trets.blogspot.com/2008/01/pour-un-train-entre-gardanne-et-le-var_17.html

http://modem-trets.blogspot.com/2009/09/au-moins-cinq-milliards-deuros-pour.html

Voici les termes d'un mail reçu début mars 2009 suite à mon action auprès des services Transports de la Région PACA :

Monsieur,



Pour répondre à votre interrogation, j’ai le plaisir de vous préciser que le comité de programmation du CPER (Contrat de Plan Etat/Région) qui s’est réuni le 17 février dernier a inscrit au programme 2009 un financement de 2,6 Millions d’euros qui permettra d’engager les études en vue de rouvrir le trafic voyageurs, entre-autre, sur la ligne Rognac-Aix-Gardanne-Carnoules le financement s’établissant comme suit : Etat (500 K€), Région (833 K€) et collectivités locales (1 M€).



Cette étude a été inscrite cette année à la demande de la Région qui n’a donc pas du tout enterré ce projet.



Le retard pris sur les investissements depuis plus de 30 ans ne se rattrape pas facilement mais la Région fait depuis plusieurs années tout son possible pour essayer de le rattraper.



Je reste bien entendu à votre disposition, et vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes meilleures salutations.



Joël GIRAUD

Vice Président délégué à la Montagne

Président de la Commission Transports